• En France, les enseignants grondent :

    http://www.enseignons.be/actualites/2012/05/18/vincent-peillon-ministre-education/

     

     J'aime le mercredi

    Un ami a créé des T-shirts bien sympa,

    de toutes les couleurs

    et à porter tout l'été

    si le soleil décide enfin de se montrer,

    quoi que nous aimions faire de nos mercredis...

     

     

     

     

    Moi, j'aime NOS mercredis de Belgique. Et pourtant, au début de ma scolarité, le "petit jour", c'était le jeudi (autant avouer que je suis un diplodocus). Et presque juqu'à la fin de mes études, le weekend ne commençait que le samedi A MIDI (c'est confirmé, je suis bien un diploddocus). Hé si ! Maintenant, j'ai bien du mal à me souvenir vraiment de ce rythme différent auquel je ne reviendrais pas de bon coeur. En tous cas, j'attends avec impatience le prochain mercredi après-midi partagé avec mes petits-fils...

    VIVE LE MERCREDIIIII !

     


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  • Ah ! Les idées de Sacha !!!
    L'année scolaire de sa classe était placée sous le signe des pirates et ses élèves chantaient à tue tête "Nous sommes tous pirates, durant cette année...".
    Et elle de me dire "Maman, j'ai une idée..."
    Allons bon, ça la reprend ! Je m'accroche...

    Carnet de bord

    "Nous allons tenir un carnet de bord, comme de vrais navigateurs. Nous y consignerons tous les faits marquants de notre année scolaire. Tu nous ferais bien une jolie couverture..."
    Voilà, c'est dit. Une couverture de carnet de bord, format A4, à la sauce pirate pour un effet plus vrai que nature.
    Y a plus qu'à...

    Carnet de bord

    Première étape, rassemblement du matériel. Ça tombe bien, j'ai dans mes cales, des trésors à rendre jaloux tous les pirates des Caraïbes.
    Du carton costaud, du papier craft, un morceau de fausse croute de cuir (en fait un simple bout de tissu) pour le fond de la couverture, une feuille de métal à repousser doré, des attaches parisiennes, des pierres précieuses authentiques (venues de chez Zeeman), de la colle, du cirage noir à chaussures pour la patine et du vernis pour protéger les parties dorées... Rien de bien compliqué, finalement (j'avais tout sous la main, youpie !).

    Carnet de bord

    Un peu de cartonnage, un peu de couture, un peu de collage et chipotage, quelques heures de patience quand même... Sacha a eu son carnet de bord.

    Carnet de bord

     Mais chez les pirates, l'imprévu tient la barre, le carnet de bord a viré de bord, son contenu qui devait être un strict compte rendu a débouché sur l'imaginaire et est devenu récit extraordinaire...
    De carnet de bord, il n'a gardé que le titre et est devenu un livre écrit et illustré avec et par les enfants.
    Un vrai chef d'oeuvre collectif plein de fantaisie et de couleurs.
    Et, le croirez-vous, l'aventure ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Le livre carnet de bord a été primé au concours Ecrilire de 2011-2012 si bien qu'il est actuellement en chantier pour devenir un vrai livre de la collection Ecrilire...


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  • Bienvenue chez Marianne et cetera,

    chez Marianne-qui-dessine,

    chez Marianne-qui-bricole,

    chez Marianne-qui-cuisine,

    chez Marianne-qui-coud,...

     

     

    Pour mes quinze ans, j’ai reçu une boite de peinture qui me faisait de l’œil depuis longtemps… Il faut dire que c’était un beau coffret de bois blond qui avait l’air très professionnel. Il contenait une palette et des tubes de gouache… la peinture à l’huile, parait-il, c’est plus difficile…
    A quinze ans, comme maintenant, je rêvais de pinceaux et de couleurs, de crayons extraordinaires… Et ma seizième année allait être décisive à bien des égards, bien peu de choses importantes me sont advenues sans découler directement de cette seizième année… à vrai dire, au cours de cette année, tout s’est joué…
    Et je l’ai donc commencée avec cette boite vernie qui m’intimidait et qui contenait en pagaille, envies, projets et promesses.


    A dix-huit ans, je suis entrée en arts plastiques. Les tubes de gouaches avaient vécu. Je les ai remplacés par mes tubes de peinture à l’huile. De la peinture à l’huile, je n’ai aimé que les noms sur les tubes. L’acrylique restait confidentielle, c’est dommage…

      

    A vingt ans, j’entrais dans l’enseignement et j’étais résolue à ne pas aborder la peinture à l’huile. J’ai rangé la boite au fond d’une armoire.
    Pour ranger les outils de « Madame de dessin », j’ai adopté une trousse… en quelques années trop remplie.
    Je suis passée à la taille supérieure et j’ai ajouté quelques feutres noirs… quelques années encore et cette trousse s’est encore avérée trop étroite.
    J’en ai trouvé une que j’ai espérée définitivement trop grande. J’avais tort : les Rotring étaient entrés dans ma vie et dans ma trousse, ils faisaient exploser les deux.

      

    J’étais dans la trentaine. Je me suis souvenue de ma boite de peintures.
    Je l’ai sortie de l’armoire. J’ai viré les tubes, le flacon d’huile de térébenthine, … ils existent toujours, inchangés, dans une autre boite…
    Le coffret de bois gardait quelques traces de ses vies antérieures, quelques taches, un peu de patine, la mention AP pour arts plastiques à côté de mon nom dans le couvercle… ce n’était plus exactement la boite de mes quinze ans, mais les envies, les projets et les promesses étaient toujours dedans. Elle était comme moi, exactement…
    Je l’ai adoptée comme plumier. Mes Rotring y tenaient à l’aise. Au début, elle étonnait. Il faut dire qu’elle prenait une place considérable sur ma table de travail. Elle est devenue un peu mon ambassadrice, elle me servait d’insigne, d’enseigne…
    Au fil du temps, elle a abrité, outre les crayons – dont un sauvage - et les stylos, deux compas, des porteplumes à l’ancienne, une boite de plumes, des gommes variées, un vaporisateur à bouche, un compte-fil, des outils mystérieux, quelques photos et cent brimborions qui fascinaient mes élèves. L’une d’elles avait d’ailleurs ajouté son nom, au marqueur indélébile, sur le bord intérieur de la boite… le nom a fini par s’effacer, mais pas de ma mémoire… Dolorès…
    Les coins ont souffert. Les charnières ont cédé et ont été mille fois rafistolées, les fermoirs de malle des Indes se sont cassés. Qu’importe, un élastique est venu la fermer…
    Ma fille Manu a décidé de m’emboiter (mot choisi à… dessein) le pas et a formulé le vœu d’avoir, elle aussi, une boite de pro… Mais une génération avait passé et j’ai eu bien des difficultés à lui trouver un coffret semblable et susceptible de durer… Sa boite, teintée acajou, vernie, embijoutée de toute une quincaillerie rutilante l’a un peu déçue… elle était trop neuve, trop brillante, trop parfaite, elle ressemblait à un yacht bien briqué… elle n’avait pas l’air vraie…
    Mais comme ce n’est pas d’hier, la boite de Manu s’est humanisée, elle aussi. Elle a enfin l’air vrai…

      

    Quelques années encore et, devant ma boite qui faisait de la résistance, j’ai juré qu’elle tiendrait jusqu’à la fin de ma carrière.

      

    Aujourd’hui, 1er mai 2012, l’engagement mutuel a été respecté.
    Mon plumier a tenu le coup. Moi aussi.
    Et nous sommes tous les deux pareils, exactement. Nous avons vécu. Nous portons les traces de mille aventures qui nous ont laissé des coups et des griffes, les caresses du temps nous ont patinés.
    Mais parce que je suis restée, à bien des égards, ce que j’étais à quinze ans, il reste dans ma boite, en pagaille, des envies, des projets et des promesses. Je renouvelle notre bail.

      

    Encore un effort, joli coffret verni de mon adolescence… nous avons des années de collaboration et de complicité devant nous. Je n’envisage plus de te ranger au fond d’une armoire. Ne t’avise pas de me lâcher en route !
    Entre toi et moi, c’est à la vie, à la mort…

     

        Bienvenue Bienvenue

    Bienvenue

     


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